jeudi 12 janvier 2012

La tendance mode dans les années folles


À Paris, pendant la Première Guerre mondiale, la population ne perd pas l'art de s'amuser. On fait la fête pour se moquer de l'ennemi et se donner du courage.
Après la fin du conflit, une génération nouvelle rêve d'un monde nouveau et proclame « Plus jamais ça ! ». On s'empresse de lui proposer de nouvelles griseries sur fond de musique. Venu d'Amérique avec les Alliés, le jazz fait son apparition mais également la danse, la radio et les sports, les industries avec les électroménagers etc...
Durant les Années folles, Montparnasse et Montmartre sont sans conteste les lieux de Paris les plus célèbres et les plus fréquentés.
Au niveau de la mode, figure mythique des années 20, la garçonne est à elle seule une incarnation de la mode. Elle symbolise la femme émancipée, rebelle, aux mœurs libérées.

Elle puise son inspiration vestimentaire dans une garde-robe masculine le jour, ultra-féminine le soir. A elle le chandail, la cravate.

Elle tire son indépendance d'une conduite hors-norme: la garçonne fume, conduit vite, voyage tout en cultivant ses différences. Porte-cigarette, manteau chic pour conduite choc, tenues "Croisière", elle cultive l'ambivalence et trouble les esprits masculins.

Elle arbore la coupe courte de Colette, le tailleur-jupe de coupe masculine, porte chemise à col et à manchettes. Elle ne se sépare pas de son chapeau melon, de ses gants ou de sa canne. Elle s’affiche avec un monocle et fréquente les terrasses du Sélect, du bar du Ritz ou du fétiche à Pigalle. La garçonne dérange par son indépendance et son art de vivre.

C’est une figure dangereuse aux yeux des hommes car masculinisée et sexuelle. Tout trace de maternité est effacée et la chirurgie esthétique, en plein essor développe rectifie si nécessaire, les poitrines opulentes.

Quand elle adopte le pantalon, c’est sous une forme pyjama, fluide et ample. Le soir, elle révèle son corps halé. Résolument émancipée, elle skie, voyage en train ou en paquebot. A l’image de Louise Brooks ou de Kiki de Montparnasse, la garçonne est le précurseur de la femme d’aujourd’hui.  

Le jour, la sobriété est de mise. La simplicité de la coupe est associée à des matières confortables tout juste rehaussées de discrets rubans, galons et lacets. Les garde-robes intègrent des tenues "sportswear" telles que des manteaux de voyage, des paletots ou des marinières, ou des modèles de jour habillés pour les cocktails de fin de journée. Lamés, dentelles métalliques, franges, satin et mousseline bordés de perles, pierreries, plumes et strass... le soir, les effets décoratifs prennent le dessus, tout en contrastant avec des robes souvent sans décolleté aux lignes d'une grande simplicité.

De nouveaux codes esthétiques apparaissent : le maquillage soutenu s’impose, Bourjois diffuse ses mascaras en tablette pour épaissir les cils, les parisiennes adoptent le « beading », une technique qui consiste à « perler » de cire le bout de chaque cil, quant à Kiki de Montparnasse, elle apparait sourcils rasés et redessinés en appliquant «  trois ou quatre tons de vert différents jusqu’à ce que son ombre à paupières aille avec sa robe. »

8 commentaires:

  1. Voilà une période modesque très intéressante, j'ai aimé ce petit article :)
    Bisous

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  2. J'aime beaucoup ton article et j'avais etudié le tableau de la femme avec le dos ^^

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  3. j'adore cette periode, je trouve que c’est une des periodes ou les femmes etaient les plus belles et les plus elegantes, les coiffures, les robes... c'etait chic et ultra feminin... sans en faire trop, pas comme aujourd'hui :)

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  4. Alors tu as trouvé des jolies choses :) ?

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  5. Oui c'est sûr ! ^^ Tu aimes quoi comme chaussure ?

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  6. très belle revue des années folles, c'est super inspirant, ca me rappelle une fois où je m'étais déguisee en danseuse de charleston;)

    www.letiziabarcelona.com

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